Neurosciences : 8 éléments qui facilitent l’apprentissage

Une bonne nuit de sommeil, un peu de musique et quelques encouragements positifs peuvent aider le cerveau humain à mieux intégrer de nouvelles compétences. Voici 8 éléments qui favorisent l’apprentissage selon les neurosciences.

Comment fonctionne notre cerveau ? Comment s’en servir pour mieux apprendre ? Pour assimiler plus durablement ? Les neurosciences étudient le système nerveux. Elles s’intéressent de près à notre cerveau et mènent des recherches sur ce sujet passionnant. Elles peuvent ainsi aider les personnes en processus d’apprentissage à mieux apprendre.

Neurosciences et plasticité cérébrale : le cerveau humain évolue en permanence

L’apprentissage est possible grâce à la plasticité cérébrale. Notre cerveau se transforme sans arrêt. Il évolue à chaque nouvelle expérience que nous faisons. A chaque nouvel apprentissage que nous intégrons. Le cerveau se métamorphose jusqu’au dernier jour de notre vie. Jusqu’à la fin, de nouvelles connexions se créent. Il n’est donc jamais trop tard pour apprendre.

Et si on arrête d’activer son cerveau, il se passe quoi ?

La mémoire s’entretient. Pour faire évoluer son cerveau, il faut le stimuler.

Quand on arrête d’entraîner son cerveau, les connexions neuronales associées à cet apprentissage s’affaiblissent progressivement. Elles finissent même par disparaître. Les enseignements acquis sont alors oubliés. La mémoire fonctionne comme un muscle : si elle n’est pas entretenue, elle s’atrophie.

8 idées pour favoriser les apprentissages selon les neurosciences

Alors, comment favoriser les apprentissages ? Les neurosciences proposent certaines idées pour apprendre de façon innovante. Voici 8 éléments qui facilitent l’apprentissage.

  1. L’attention

Mais au fait, qu’est-ce que l’attention ? Selon la pédagogie positive, l’attention est un mouvement cérébral qui permet d’orienter son action en fonction d’un objectif, ou d’un centre d’intérêt. Grâce à l’attention, nous captons, par nos cinq sens, les différentes informations en provenance, soit de notre environnement, soit de notre ressenti émotionnel ou psychologique. (Source : Apprendre autrement avec la pédagogie positive)

D’après Stanislas Dehaene, psychologue cognitif, neuroscientifique et professeur au Collège de France, l’attention favorise l’apprentissage. Elle accélère même les enseignements. Dompter son attention et sa concentration permet donc de mieux intégrer les nouveaux apprentissages.

  1. L’engagement actif

L’être humain et l’animal apprennent beaucoup plus vite et facilement quand ils s’engagent activement. Des études neuroscientifiques ont démontré qu’un organisme passif n’apprend pas. Au contraire, il assimile de nouvelles connaissances lorsqu’il se mobilise et se sent impliqué dans un processus.

Pour intégrer de nouveaux apprentissages, il est donc important de :

  • Tester soi-même la fiabilité d’une connaissance
  • Répondre à des questions
  • Faire des exercices pratiques

L’engagement actif permet de s’évaluer. Si nécessaire, de se corriger.

  1. Le feed-back positif

L’apprentissage se trouve également facilité quand l’être humain se sent apprécié ou admiré. Il lui est plus facile d’acquérir une nouvelle compétence quand il réussit des choses qui lui paraissaient difficiles au départ et qu’il a conscience de sa progression. Les approbations, la validation et les encouragements sont des feed-back efficaces : ils aident à apprendre plus vite et mieux.

  1. La répétition

La consolidation et la réactivation favorisent aussi les apprentissages. Plus le cerveau est sollicité pour exécuter une action, plus cette action sera effectuée rapidement et facilement. La théorie des 10 000 heures dit qu’on peut acquérir n’importe quelle compétence à un niveau d’expert si on l’applique durant 10 000 heures. Les neurosciences affirment qu’en réactivant les nouvelles informations, on les intègre mieux.

Et si les nouvelles connaissances ne sont pas consolidées ? Elles finissent tout simplement par s’évaporer. Quand ils sont répétés, les nouveaux apprentissages deviennent pérennes, automatiques et inconscients.

  1. Le mouvement

D’après les neurosciences, le mouvement facilite les apprentissages. Cette constatation se vérifie particulièrement chez les enfants. Les plus petits ont besoin de bouger. Des études avancent qu’en développant leur motricité globale, les enfants développent aussi leurs capacités cognitives. D’où l’importance de courir, de sauter, de se dépenser pour améliorer les apprentissages.

  1. L’erreur

L’apprentissage repose également sur un mécanisme par essais et erreurs. Personne ne peut jouer au tennis s’il n’a pas appris à le faire. Un bébé apprend à marcher en essayant de faire quelques pas. En tombant. Puis en recommençant. S’il n’essayait pas à nouveau, il ne marcherait jamais. L’erreur est un support pour la construction du savoir.

Un retour rapide et positif sur les éventuelles erreurs commises permet de mieux intégrer les apprentissages. Et attention : il est préférable d’éviter de sanctionner l’erreur. Le stress inhibe et bloque l’apprentissage. Mieux vaut privilégier un retour factuel, sans jugement de valeur.

  1. Le sommeil

Selon les neurosciences, le sommeil joue lui aussi un rôle clé dans l’apprentissage humain. Privé de sommeil, l’être humain présente de moins bonnes capacités de mémorisation. Durant la nuit, l’inconscient travaille. Le cerveau s’active. Il revit tout ce qui a été appris durant la journée, et renforce la mémoire. Voilà pourquoi réviser une leçon juste avant de dormir s’avère très efficace avant de présenter un examen le lendemain.

  1. La musique

La musique permet de consolider les apprentissages et a un impact sur le développement de la mémoire en général. Elle stimule le cerveau et permet de mieux retenir de nouvelles connaissances. Certaines imageries cérébrales ont d’ailleurs démontré que la région du lobe temporal gauche, liée à la mémoire verbale, est plus développée chez les personnes pratiquant de la musique régulièrement.

En conclusion

Les neurosciences cognitives s’intéressent de près au fonctionnement du cerveau. Elles permettent de mieux comprendre les mécanismes cognitifs et la manière dont le cerveau traite les informations.

Les neuroscientifiques ont ainsi découvert que certaines actions permettent de mémoriser plus facilement les apprentissages : un sommeil réparateur, l’écoute de la musique ou un engagement actif lors d’un nouvel apprentissage, par exemple. Ces petits gestes simples permettent d’améliorer les capacités intellectuelles, de stimuler l’attention et finalement, de créer de nouvelles connexions neuronales.

 

 

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